Les Billets spirituels du Père Pascal Pien

Une paroisse prie pour des fiancés

Le mois de mai est florissant à plus d’un titre. Il l’est par le spectacle éblouissant de la nature qui nous offre sa verdure printanière. Il l’est également avec les festivités locales. Ces dernières nous rappellent le rythme annuel des rendez-vous de plein air. A sa manière, l’Eglise est elle aussi présente aux renouveaux ecclésiaux. Le quatrième dimanche de Pâques a sensibilisé les communautés chrétiennes quant à l’appel à prier pour les vocations. En cette période de l’année pastorale, nombreux sont les couples qui se préparent au sacrement de mariage. Leurs démarches sont accueillies avec sérieux par l’Eglise. Célébrer un mariage à l’église, cela demande discernement. Les équipes de Centre Préparation Mariage offrent aux fiancés le regard lucide sur leur engagement futur. Les assemblées dominicales paroissiales ont, elles aussi, un rôle à jouer. Voici qu’une dizaine de couples se rassemblent un dimanche matin en la Collégiale. Quelques minutes auparavant, ce fut à la Maison Saint Joseph la rencontre autour d’un petit-déjeuner et la découverte de la structure de la messe. A l’issue de l’homélie, le prêtre appelle les couples par leurs noms. La communauté prie pour eux. Des icônes représentant le Christ Bon Pasteur sont bénies et remises à chaque couple.                                                                                                                                                          Père Pascal PIEN

« C’est ici la Maison de Dieu »         
Dans la région du Sud-Manche, au cœur de la campagne verdoyante, au milieu des arbres en fleurs, une petite église, celle de Ferrières. L’Eucharistie y est célébrée un samedi soir pour les paroisses Notre Dame de l’Assomption de Barenton – Saint-Evroult de Mortain – Saint-Patrice de Le Teilleul. Avant le début de la célébration, l’ambiance est festive. Un groupe d’une vingtaine de jeunes sixièmes est présent dans le cadre de deux jours de préparation à la Profession de Foi. Leurs accompagnateurs ont retenu le thème : « les aventuriers de la foi ». Sur la porte permettant d’accéder à la modeste sacristie il est écrit en belles lettres : « C’est ici la Maison Dieu » Mais de qui est cette inscription et quelle est son origine ?... L’Eucharistie est célébrée dans une ambiance très familiale. C’est le temps de Pâques où jeunes et adultes partagent une même foi joyeuse. Ces jeunes avaient rendez-vous le samedi matin à la Maison Saint Joseph. Après une matinée riche en découverte ils prirent la direction Pontmain pour le message spirituel marial. Le dimanche matin, ce fut une marche à travers les herbus vers le Mont Saint-Michel. Au cœur de ce parcours initiatique, une modeste maison de Dieu, la petite église de Ferrières et la messe du samedi soir.   Père Pascal Pien

Monsieur le curé, je viens vous régler la messe »     
Le mot « messe » a normalement une signification bien particulière. Le Dimanche ou en semaine, nous utilisons volontiers l’expression : « aller à la messe ». Nous sommes moins coutumiers à employer le terme « eucharistie » dont l’origine grecque signifie merci  et indique une action de grâce. Le repas de l’eucharistie est par excellence le lieu où nous reconnaissons les bienfaits de Dieu le Père dans nos vies,  nous ses enfants bien-aimés. Récemment, à l’issue d’une célébration d’obsèques, alors que l’assemblée a béni le corps, une personne de la famille s’approche et me glisse dans le fond de l’oreille : « Monsieur le curé, je viens vous régler la messe ».  Je dois préciser que cette célébration a été un temps de la Parole de Dieu avec prières et chants. Nous n’avons pas célébrer l’eucharistie. Alors, spontanément en mon esprit et sans aucun jugement, je prends de nouveau conscience de la difficulté autour du mot « messe » et plus largement de l’expression : « aller à la messe » Chez beaucoup de nos contemporains, entrer dans une église, vivre une célébration religieuse avec ou sans eucharistie, c’est « aller à la messe ». Et je me pose la question : N’avons-nous pas à redécouvrir le sens de l’eucharistie ? Père Pascal Pien                                                                                                    

Joyeuse acclamation, Grande semaine !

La fête des Rameaux est chaque année un temps fort pour les chrétiens. Ils sont nombreux les disciples du Christ, aux portes des églises, rameaux en main,  pour acclamer le Sauveur du monde. Comme ce fut le cas il y a deux mille ans à l’entrée de Jérusalem, hier comme aujourd’hui, le mystère nous dépasse. Jésus entre dans la ville sainte, monté sur un âne. Royauté déconcertante ! En Jésus Christ, Dieu est surprenant jusqu’à  l’extrême. La Grande semaine sainte change nos regards : « C’est toi, Seigneur, qui me lave les pieds ? » (Jean 13, 6), au Jeudi Saint le Serviteur des serviteurs se donne dans l’Eucharistie. Jésus nous apprend à aimer dans le service de nos frères. « Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe » (Jean 18, 24), au Vendredi Saint, l’Ecriture s’accomplit. L’homme que la foule suivait est devenu celui que l’on condamne. Jésus porte sa croix. Jésus se donne. Jésus nous sauve. « Voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant » (Luc 24, 4), c’est la Vigile Pascale, Christ est ressuscité ! Désormais la mort est vaincue. « Ils couraient tous les deux ensemble » (Jean 20, 4), voici le Jour de Pâques, le Christ est vraiment ressuscité. Courons dire notre joie au monde.   Père Pascal PIEN

 Voulez-vous prier avec les enfants ?

La parole est donnée aux enfants. Ils ont souvent de belles expressions de foi. Elles jaillissent d’un naturel spontané. Des enfants, catéchisés en CE2, vivent un temps fort à la maison saint Joseph. Le thème proposé par les accompagnateurs est la prière. Contempler Jésus en prière est une invitation pour soi-même à prier. La prière laisse libre court aux actions de grâces. Les mots et expressions des enfants ont ce petit gout de naïveté. Voici quelques morceaux choisis : « Merci pour ta grâce ». « Merci d’avoir la chance de te connaître ». « Bonjour Jésus. Apprends-nous à nous aimer les uns les autres. Merci de nous avoir donné la vie et d’avoir de l’importance à tes yeux ».  « Seigneur, merci de nous avoir donné la lumière ». « Merci de nous éclairer pour qu’on éclaire les autres. Aide-nous à être gentil, à nous aider les uns les autres pour que le bien gagne. » « Merci Dieu notre Père d’avoir envoyé Jésus sur la terre, pour nous aider à aimer Dieu, et les autres, comme Lui. Amen ». « Merci d’être là dans les moments difficiles. » Avec Jésus, exultons de joie : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélés aux enfants » (Matthieu 11, 25)                                            Père Pascal PIEN

 

Des parents attentifs… et interpelés !          
Ils sont venus nombreux pour cette soirée à la Maison Saint- Joseph. Une vingtaine de parents prennent place dans la salle. Ils ont sous la main papiers ou petit carnet pour prendre des notes. Dans quelques semaines, ce sera la Profession de Foi de leurs enfants. Cette soirée est celle de la présentation du traditionnel Temps de Retraite, l’équipe accompagnateurs sixièmes est présente au rendez-vous. Le diacre Victor a soigneusement préparé cette rencontre. Voici que le Père Pascal proclame l’Evangile. C’est le passage en saint Marc où Pierre découvre l’identité de Jésus. A la question de Jésus : « Pour vous qui suis-je ? », l’apôtre Pierre répond : « Tu es le Messie ». Avec quelques mots de commentaire, le curé interpelle les parents quant à leur responsabilité dans l’accompagnement de leurs enfants. Le diacre reprend la parole. La présentation de la Retraite de Profession de Foi est chatoyante et alléchante : deux jours avec la célébration de l’eucharistie en l’église de Ferrières le 27 avril prochain à 18 heures et le lendemain matin une marche vers le Mont Saint-Michel. Les parents sont interpellés car ils peuvent prendre une part active à ce rendez-vous. Ils n’y avaient pas pensé ! La foi vue sous cet angle, c’est merveilleux  Non !                    Père Pascal PIEN

Xavier a frappé à la porte de l’église

« Ecoute, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je prendrai un repas avec lui et lui avec moi » (Apocalypse 3, 20).Avant d’entrer chez quelqu’un, il convient de frapper à la porte. Cela vaut également pour entrer dans la maison Eglise. Celle-ci n’est pas à une institution figée, mais un Corps vivant. L’Eglise, c’est une famille composée d’hommes, de femmes, de jeunes, d’enfants. Le cheminement des catéchumènes – celles  et ceux qui se préparent à recevoir le baptême, la confirmation, l’eucharistie – permet de saisir que la communauté Eglise est un lieu d’hospitalité. Au début de son cheminement, un catéchumène vit l’étape dite de l’entrée en Eglise. Il frappe à la porte d’une église, il est marqué de la croix du Christ et il reçoit le livre des Evangiles. C’est ce qu’a vécu Xavier, catéchumène adulte le samedi 16 mars en l’église de Barenton. Il a été accueilli par la communauté paroissiale locale et au début de la célébration, le prêtre a marqué de la croix du Christ les sens de la personne que sont les oreilles, les yeux, la bouche, le cœur, les épaules. Ensuite, à l’issue de la liturgie de la Parole, Xavier a reçu le livre des Evangiles afin de parfaire sa connaissance en Jésus Christ.

Le Signe de croix

Le signe de croix est un geste à haute signification spirituelle. Trop souvent, il est exécuté de manière quelque peu machinale. Un beau signe de croix doit être très expressif. Mais qui dit « beau » ne dit pas pour autant solennel. Même exécuté rapidement, un signe de croix nourrit la foi de celle ou celui qui le réalise. Depuis quelque temps, je suis interpelé par la place du signe de la croix chez beaucoup de paroissiens, notamment au cours  des funérailles. Lorsqu’intervient en fin de la célébration le temps de la bénédiction, les membres de l’assemblée sont invités à venir bénir le corps du défunt avec l’eau qui rappelle le sacrement du baptême, ou bien se recueillir. J’ai remarqué que la plupart des personnes, instantanément après avoir béni le corps, tracent sur elles le signe de la croix. Et voici qu’en mon âme de pasteur je m’interroge sur la portée de ce geste. C’est à l’évidence une tradition qui s’inscrit dans une histoire locale. Mais au-delà de l’interrogation, tracer sur soi le signe de la croix ne laisse pas indifférent. Nous sommes en Carême, profitons donc de ce temps pour nous appliquer à faire le moment venu un beau signe de croix.

Croire en Dieu n’est pas naturel !               
La croyance en Dieu semble parfois être une évidence. En réalité, il en est tout autrement. Un matin, je suis interpellé dans la rue : « Excusez-moi mon Père mais j’aurais une petite remarque à vous faire ».  Mais je vous en prie, allez-y je vous écoute. « L’autre jour, au cours d’une inhumation, j’ai été interpellé par vos propos dans votre homélie. Vous avez dit que ce n’est pas naturel de croire en Dieu… » Je prends conscience qu’il faut consacrer quelques minutes à mon interlocuteur. Je confirme mes propos et prends le temps de lui expliquer que si cela serait naturel, tous les êtres humains seraient croyants. Et de ce fait, le problème ne se poserait pas. « Ah oui, c’est vrai, mais je n’y avais pas pensé » reprend mon interlocuteur au hasard d’un entretien pastoral matinal. Ce petit clin d’œil spirituel rappelle que la croyance en Dieu sera toujours un acte de foi. C’est la démarche libre d’une personne. Il y a quelques années, la conférence des évêques de France publiait un document intitulé : « Proposer la foi dans la société actuelle ». Dieu est celui qui se propose à l’homme. Aujourd’hui encore, nombre de nos contemporains sont en quête de sens. L’Eglise permet cette rencontre avec Dieu, le tout Autre.                                                                                                                                            

« Jeunes et vieux dans la louange »

Voulez-vous goûter la belle aventure parisienne de quelques-uns d’entre-nous ? Il est 5h45 le jeudi 21
février à la Maison Saint Joseph. Direction la gare de Flers pour un voyage en train vers la capitale. Joie
et chants sont de mises tout au long du voyage. Une dame s’irrite mais tout rentre dans l’ordre ! Arrivés à
Paris, voici la belle chapelle des Lazaristes. Moment de grâce. Silence ! A quelques mètres, la chapelle de
la médaille miraculeuse et l’itinéraire spirituel de Catherine Labouré. Pique-nique fraternel et notre
attention se porte sur les Missions Etrangères de Paris. La salle des missionnaires martyrs de Corée
interroge ! En soirée, accueil au Sacré Cœur de Montmartre. Intense émotion avec la nuit d’adoration du
saint sacrement. Le lendemain matin, soutenus par le groupe Anuncio quelques-uns osent une mission
d’évangélisation de rue aux alentours du Sacré Cœur. Pas évident mais que de grâces reçues ! Ce petit
séjour parisien nous offre d’entrer dans l’histoire de Notre Dame de Paris. Voici qu’il nous faut retrouver
notre petit coin de Normandie. Il est 23 heures, nous disons merci au Seigneur dans la Chapelle de la
Maison Saint Joseph. Au fait, le « nous » ce sont 27 personnes, jeunes et adultes du Pôle spirituel et
Missionnaire du Mortainais. Le groupe Glorious a raison de chanter : « Jeunes et vieux dans la louange ».
Père Pascal PIEN

Suzie fut bien entourée

Le dimanche 10 février, en l’église de Barenton, c’est le rendez-vous de la messe dominicale. Des adultes
prennent place pour la célébration eucharistique. Parmi l’assemblée de fidèles, une petite demoiselle que
l’on remarque à peine, c’est Suzie. Chaque mardi, elle va joyeusement à la catéchèse où elle découvre la
vie de Jésus. Mais savez-vous que Suzie est un petit rayon de soleil pour la paroisse ? En effet, Suzie se
prépare au sacrement du baptême qu’elle recevra au cours de la nuit pascale. Alors, pensez-donc, ce 10
février est un grand jour car Suzie vit la deuxième étape de préparation au baptême, celle de l’entrée en
catéchuménat. En ce dimanche, au cours de la célébration, le prêtre la marque de la croix du Christ et elle
reçoit le beau livre des Evangiles. Ce rite d’entrée en catéchuménat est dit Rite de la Signation. Et c’est
beau ! Désormais, Suzie fait partie de la famille des chrétiens. La foi n’est pas un chemin solitaire car
une dizaine d’enfants ont répondu à l’appel des catéchistes. Ils sont venus en ce jour pour accueillir Suzie.
Maintenant la prochaine étape sera celle du rite pénitentiel, ultime temps de préparation au baptême.
Père Pascal PIEN

Une belle initiative pastorale
C’est un samedi soir, la messe pour les paroisses Saint Evroult – Saint Patrice – Notre Dame de
l’Assomption est célébrée en l’église de Fontenay. Le petit édifice religieux est charmant et propice à la
prière. Quelques soixante-dix fidèles y ont pris place. Ce n’est pas anodin de noter cette participation. De
fait, au cours des jours précédant, un travail a été réalisé par des membres de la communauté chrétienne
locale. Des tracts, informant cette messe, ont été diffusés dans les boites aux lettres de la commune. Au
cours de l’homélie, je ne manque pas de souligner, cette initiative pastorale. A l’évidence, elle vient de
porter du fruit. Dans une parabole, Jésus rappelle avec force cette insistance quant à l’invitation au
banquet de l’amour. A l’issue de la célébration, voici une seconde invitation. Il est offert un verre de
l’amitié dans une salle de sport près de l’église. Instant simple et convivial où il est donné aux uns et aux
autres d’échanger et pourquoi pas de discuter avec le nouveau curé. La messe du samedi soir peut offrir
ces petits moments riches de spiritualité et d’humanité. Ne l’oublions pas et permettons qu’ils puissent se
renouveler.
Père Pascal PIEN

R.C.F. et la prière du Chapelet

Sur la paroisse Notre Dame de l’Assomption de Barenton, Xavier demande à recevoir le Baptême. Des circonstances familiales l’amènent à cette démarche de foi. Une équipe d’adultes l’accompagne.

Cependant pour Xavier, la vie en Eglise est une découverte journalière et il explore avec un certain enthousiasme le monde chrétien. Au début d’une rencontre d’équipe, nous l’interpelons : « Peux-tu nous dire où tu en es dans ton cheminement ; Qu’est-ce qui te marque ? » Et il nous relate ce petit fait de vie : « Il y a quelques temps, en voiture avec un membre de ma famille, alors que l’autoradio est branché, soudain un brusque changement de station nous offre de capter la station R.C.F. J’entends une prière que je ne connaissais pas, le Chapelet. Et Xavier d’ajouter : « C’est bizarre, on redit souvent la même chose : Je vous salue Marie, … ! » Savourons quelques instants la naïveté spirituelle des catéchumènes. N’est-ce pas Dieu qui prend l’initiative de la rencontre ? Et merci à toi Marie pour ta prière d’intercession.

Père Pascal PIEN


Image : https://www.famillechretienne.fr

Et soudain, elle ouvrit les yeux !

Je n’aurai jamais fini d’être surpris par la puissance du sacrement de l’Onction des malades. Je reçois un appel téléphonique d’une maison de retraite. Une personne est en fin de vie. La famille aurait souhaité le passage d’un prêtre. Avec l’aumônier laïc, nous nous rendons sur les lieux. Odette est dans un état semi-comateux. Cette femme a beaucoup donné durant sa vie au sein de la paroisse. Avec l’aumônier, nous prenons les dispositions pour vivre dignement le sacrement de l’Onction des malades. Certes Odette est présente physiquement mais ses émotions semblent absentes. Nous prions autour d’Elle. Je lui impose les mains et lui fait l’Onction avec l’huile des malades. Au moment des paroles sacramentelles, elle ouvre très légèrement les yeux. L’instant est lumineux. Mais non ce n’est pas de la magie ! C’est la puissance du sacrement de l’Onction des malades. Un bref instant de grâce que l’aumônier et moi-même partageons avec beaucoup de respect. Récemment Odette vient de vivre le passage dans la maison du Père. Merci Seigneur pour la grâce pastorale du sacrement de l’Onction des malades.
Père Pascal PIEN

 La maison du pain

C’est l’histoire de Gatien, un petit garçon âgé de huit ans. Il vient tout juste de découvrir la joie d’être Servant d’Autel. Comme trois de ses camarades, il court allégrement chaque dimanche matin vers la sacristie de l’église du village. Sans plus tarder, il enfile son aube. Il est très enthousiaste d’être Servant d’Autel. N’a-t-il pas répondu favorablement à l’appel de sa catéchiste qui lui a proposé ce service ? Oh certes, Gatien ne maîtrise pas encore tous les rudiments du service mais il est heureux d’être là. Comme ses camarades aussi jeunes que lui, il est  bien loin de percevoir tout le mystère de l’Eucharistie. Au cours de la messe, dans ses déplacements, il aurait tendance à courir un peu partout. Mais à chaque fois, je me remémore la remarque très judicieuse de Jésus à ses disciples : « Laissez les petits enfants venir à moi, ne les empêchez pas car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. » (Matthieu 19, 14)

 

Au cours de ce dimanche, troisième du Temps de l’Avent, alors que lui et ses camarades sont à mes côtés derrière l’autel lors de la consécration, le positionnement de Gatien m’interroge. Son front touche le montant de l’autel. Je me dis que petit enfant, il a peut-être tendance « à jouer »  Je ne sais pas ! Mais voici que l’attitude de Gatien éclaire tout à coup mon cœur de prêtre. N’est-elle pas l’attitude des pauvres bergers s’approchant de la crèche comme pour toucher l’enfant Jésus la Nuit de la Nativité ? En effet, la crèche de Bethléem n’annonce-t-elle pas le mystère de l’Eucharistie où Jésus devient le Pain de la Vie ? Ce  même dimanche, quelques minutes auparavant, la liturgie de la parole évoquait,  le « plus petit des clans de Juda » (Michée 5, 1), qu’est Bethléem. Et dans ma prédication, je n’avais pas manqué de rappeler que Bethléem signifie La maison du pain.

 

En ce temps de Noël, merci Gatien pour ton attitude quelque peu désinvolte. Elle vient rappeler aux chrétiens que l’Eucharistie dominicale est le lieu de rencontre avec Celui qui est le Pain de la Vie.

                                                                                                                                            Père Pascal PIEN    

Eh oui, c’est Noël !

Un billet spirituel de temps à autre sur le site du Pôle Spirituel et Missionnaire, pourquoi pas !

La formule semble alléchante. Un billet spirituel, ce sont quelques mots glanés, par-ci, par-là afin d’alimenter la prière autour d’un événement ecclésial.

Nous sommes dans la période de Noël, n’est-ce pas ! Ce temps est séduisant. Il offre de laisser libre cours aux mots de Paix, Bonheur, Espérance, Confiance, etc. des mots pour nourrir le vocabulaire religieux. Des mots qui prennent tout leur sens en cette Nuit bénie de Noël. Comme de pauvres bergers, venons adorer le Sauveur du monde, laissons-nous convertir par l’avènement divin. D’autres l’ont vécu avant nous. Je pense à Sainte Thérèse de Lisieux, Paul  Claudel. Un Bienheureux peu connu du grand public a vécu au cours de la nuit de Noël 1856 une expérience spirituelle forte. Elle a réorienté son ministère de prêtre, je veux parler du Père Antoine Chevrier, fondateur de l’œuvre des prêtres du Prado. En prière près de la crèche, ce prêtre du quartier de la Guillotière à Lyon médite et découvre l’essentiel : « C’est à Saint-André qu’est né le Prado. C’est en méditant la nuit de Noël sur la pauvreté de Notre Seigneur et son abaissement parmi les hommes que j’ai résolu de tout quitter et de vivre le plus pauvrement possible. C’est le mystère de l’Incarnation qui m’a converti »

Noël est une grâce de conversion, et non seulement le vingt-cinq décembre mais chaque jour de notre vie. A chaque instant, soyons attentif au Dieu Amour. Il entre en conversation avec nous. Il nous invite à le suivre.

Le Pôle Spirituel et Missionnaire rassemble chaque lundi soir à Mortain en la Chapelle de la Maison Saint Joseph quelques vingt-cinq personnes pour la messe de 18h30. Et voici que jaillit une proposition. Pourquoi pas à l’issue de cette messe se réunir, une fois par mois, autour d’un repas partagé et ensuite découvrir une « figure » spirituelle de l’Eglise.

Proposition reçue cinq sur cinq. Alors rendez-vous pour celles et ceux qui le souhaitent le lundi 07 janvier 2019. Nous découvrirons quelques aspects de la figure spirituelle du Père Antoine Chevrier précédemment évoqué.                Père Pascal PIEN

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